En 1898, M. Pere Homs Guanter, maire de Colera (
2 Arrondissement de la commune de Portbou) procéda
à l’inauguration de la plantation d’un
platane centenaire qui occupe encore aujourd’hui
le centre de la place Pi i Maragall alors que les
13 arbres qui furent plantés aux quatre coins
de la place durent être arrachés par
la suite car ils gênaient le passage des charrettes
et des charretons.
Ensemble sculptural , de l’année 1991,
de l’artiste Joan Padern situé sur la
plage de Goixa, devant la gare. RENFE, propriétaire
des terrains, les a cédés à cette
intention à la Mairie.
Bien qu’en décembre 1877 la tramontane
endommagea les voies du pont de Colera, l’inauguration
du pont du chemin de fer de Tarragona-Barcelona-France
qui traverse la ville de Colera eut lieu à
Portbou le 20 Janvier 1878. De nombreuses autorités
civiles et militaires, espagnoles et françaises
assistèrent à cet événement
dont la presse nationale rendit compte.
Le train qui arrive à Colera traverse les tunnels
de Grifeu 586,40m, de St.Antoni 359,80m et celui de
Pineda 816,80m.
Le viaduc de Colera a une hauteur de 20 mètres
au-dessus du niveau de la vallée. La longueur
de la poutre métallique de 187,61m avec un
poids total de 248.836Kg, est divisée en cinq
tronçons, deux de 31m et 3 de 41, 04m
L’existence de vignes et d’oliveraies
remonte à très longtemps et, lors de
la création du village en 1770 les travaux
de replantation reprirent mais, au XIX siècle
la phylloxéra fit des ravages et détruisit
une grande partie des plantations. Aujourd’hui
les quelques murets secs que l’on peut apercevoir
sont les témoins muets de cette époque.
Actuellement, l’entreprise qui possède
le plus de vignobles est Cavas Castillo de Perelada
SA. Sa réputation à l’étranger
est excellente. Il y a aussi de petits agriculteurs
qui exploitent leurs plantations de façon traditionnelle.
Le cépage le plus connu de Colera est le Muscat.
- En 1881, Il y avait
à Colera un hebdomadaire intitulé “La
voz de Colera” (La voix de Colera)
- En 1890, on a pu trouver
dans les Dispositions municipales relatives à
la baignade un article (article 184)qui permettaient
aux hommes de se baigner nus dans le lieu dit “el
nadadó” de Colera qui est situé
entre les rochers “les campanes” et La
punta dels pescadors.
- En 1916, il existait
un hebdomadaire intitulé “El Duende”
(Le Lutin)
- L’unique édifice
qui existait à la Rovellada en 1933, était
un bar ou pension de famille dont l’autorisation
d’ouverture a été refusée.
Malheureusement, à cause de la guerre civile,
en 1936, la femme qui tenait ce bar ou cette pension
de famille ainsi que l’homme avec lequel elle
vivait et un client de Portbou ont été
assassinés par des miliciens étrangers
anti-fascistes. On ne sait pas où ont été
enterrés les corps et aucun membres de leur
famille les a réclamés.
- El salt del gabatx :
il existe une tradition populaire qui dit qu’une
fois la guerre de l’indépendance terminée,
les fugitifs français qui passaient par Colera
pour revenir dans leur pays devaient traverser le
Coll del frare, où les y attendait quelques
habitants de Colera. Ils obligeaient tous les hommes
qui passaient par là à prononcer le
mot MÀRFEGA, et s’ils étaient
français, ils ne le prononçaient pas
correctement, ils disaient MARFÈGA, c’est
alors qu’ils les lançaient du haut du
rocher.
- La plage d’en
Goixa, reçoit le nom populaire de la Plage
des morts, du fait que la commune voisine de Portbou
n’a eu un cimetière qu’à
partir de 1900. Ils envoyaient donc leurs morts par
mer jusqu’à Colera. Arrivés à
la plage de Garbet, ils les débarquaient pour
pouvoir les enterrer à Colera.
- Plage nudiste d’el
Borró à Garbet.